Quand la jalousie et la naïveté vous coûtent l’être aimé

Article : Quand  la  jalousie  et  la  naïveté vous  coûtent l’être aimé
28 janvier 2018

Quand la jalousie et la naïveté vous coûtent l’être aimé

En Afrique noire, la science occulte peine à sortir des mœurs tant les gens l’ont, chevillée au corps. Les forces mystiques sont utilisées pour annihiler une attaque, pour se défendre ou même parfois s’attirer une faveur ou un bienfait.
L’ancrage de l’islam en bien de parties du continent n’aura pas pu empêcher certaines survivances animistes traditionnelles.
Seulement , beaucoup d’africains accordent tellement de foi aux consultations occultes et leurs bienfaits qu’ils se retrouvent dans un schéma vicieux ou commettent parfois l’irréparable. Plus par naïveté que par méchanceté. C’est le cas de Mariam dont je m’en vais vous conter l’histoire.
Au Fouta Djallon un proverbe enseigne : « que celui qui ne croit pas en sa chance est tenté de voler » . Cette sagesse, juste pour signifier que l’ambition démesurée peut briser un élan prometteur.
Mariam, la vingtaine était mariée et mère d’un bout de chou lumineux, elle était belle. Son mari Ousmane, était de cette espèce qui faisait chavirer le cœur de toutes les femmes. Bel homme, attentionné, amoureux et père prêt à tout pour ses enfants. Son foyer était un havre de paix que les autres enviaient.
Comme on dit souvent l’Homme est insatiable. Poussée par ses copines dont une moitié cherchait encore ‘’ l’oiseau rare’’ et l’autre moitié était divorcée. Mariam se fit conseiller par elles, d’aller envouter Ousmane. Elle ne voulait pas mais à l‘évocation d’une éventuelle ‘’rivale’’par l’une des megères d’amie elle céda sans autre forme de réflexion et promit d’aller en consultation. Il n’était pas question qu’elle partage son mari…
Le jour j Mariam se fit accompagner par Billy, une de ses amies habituées à ce genre de démarches. Le voyant choisi était ‘’zéro faute’’.
‘’zero faute’’ était un de ses hommes qui avaient le don naturel de jouer avec le sens des autres. Il habitait un masure sombre ornée de cornes et de peaux de bêtes . Dans un coin nichaient des bouteilles d’alcool et de liquide de freins recyclées en emballage pour talisman ‘’made in zéro faute’’.
Les visiteuses saluèrent en chœur mais poliment et un ahanement leur fit comprendre que le devin était bel et bien là, alors elles entrèrent. Le parfum hors de prix de Mariam flotta indiquant au maitre de céans le rang social de sa ‘’patiente’’. Mariam était belle et ses formes généreuses ne laissait aucun homme indifférent, serait-il ‘’zéro faute’’ en personne. Au delà des artifices et du piédestal sur lequel il surfait ‘’zéro faute’’ était un homme.
Ses yeux avaient élu domicile sur les rondeurs de sa cliente. Il était là aux antipodes des fois où le client n’avait pas l’opportunité de voir son visage. Se ressaisissant d’un coup, il demanda à Billy de l’excuser, elle obtempéra.
‘’Zero faute’’ entreprit de dessiner des arabesques sur le sol, le front plissé. Mariam, le cœur sur les lèvres le suivait des yeux. Puis le devin partit d’un rire sonore, effrayant. Il voulait impressionner. Il était impressionnant. Alors ‘’zero faute’’ farfouilla dans sa réserve et en sortit un produit qu’il remis à sa cliente. Il lui indiqua la posologie. Ce sera trois gouttes seulement avait-il dit et machinalement. Mariam répétait pour se convaincre des propos du devin. Elle ouvrit son sac sortit une poignée de ‘’tais-toi’’, ces billets de 10000 francs rouges, l’homme déclina l’offre…
Le jour d’après, Mariam fit la cuisine déchargeant sa bonne qu’elle laissa au repos .Ses enfants étaient à l’école. Heureuse et satisfaite elle chantait les airs de son enfance.
Après la cuisson, elle glissa la dose prescrite dans le plat de son homme, loin de se douter que loin de ‘envouter, elle lui administrait du poison. Le produit de ‘’Zéro faute’’ était du cyanure.
Ousmane revint, l’estomac au talon il se fit servir, invita sa femme elle déclina au motif qu’elle avait mangé. Il entama son repas et n’eut pas le temps de finir que déjà pris de convulsions ,il fut projeté au sol. Son pouls était saccadé puis fini par s’arrêter nettement sous l’œil de sa femme ahurie.
Par jalousie et stupidité elle venait de tuer son époux, le père de ses enfants…

Partagez

Commentaires